Marche et course en raquettes à neige

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Marche et course en raquettes à neige

Les raquettes à neige sont indispensables pour se déplacer efficacement sur un terrain recouvert d’un épais manteau blanc. Les pratiques sont variées : randonnées, marche nordique, courses et sont accessibles à tout le monde et peu onéreuses. Cela peut-être beaucoup plus exigeant pour, par exemple, une expédition sur quelques jours avec l’ascension d’un massif.



Sommaire

  1. Les bénéfices de la pratique
  2. Les différentes pratiques
    1. La marche
    2. La course
    3. Dans tous les cas
  3. Le matériel nécessaire
    1. Les raquettes à neige
    2. Les bâtons
    3. Les chaussures
    4. Les vêtements
    5. Le sac à dos
    6. Matériels, attitudes et connaissances pour la sécurité
    7. Acheter ou louer le matériel
  4. L’environnement
    1. Animaux sauvages
    2. La météo
    3. Déchets
  5. La petite histoire…



Les bénéfices de la pratique

Contrairement au ski nordique ou alpin, les raquettes à neige, grâce à une pratique plus lente et sereine, permettent d’observer, de sentir, d’entendre notre environnement sans équivalence. Que cela soit une petite balade ou une grande expédition, dans des forêts, sur des prés, crêtes ou clairières enneigées, vous allez décompresser tout en vous connectant avec la nature. Si vous avez de la chance vous pourrez apercevoir la faune locale dans ses activités quotidiennes. La nature favorise énormément la paix de l’esprit et l’éveil spirituel.

C’est également un sport qui permet  de maintenir ou améliorer sa condition physique aux niveaux musculaires et cardio-vasculaire. Les raquettes à neige permettent aussi de continuer efficacement l’entraînement en hiver de trail, de marche nordique, de randonnée et de marche rapide du fait de caractéristiques similaires.

Les différentes pratiques avec les raquettes a neige

La marche

C’est une marche naturelle exécutée avec ou sans bâtons. Cette utilisation des raquettes à neige est dominante. Sous nos latitudes, en Europe de l’ouest, la marche en raquettes à neige est pratiquée en montagne la plupart du temps.

Les techniques de marche nordique peuvent être utilisées, comme une grande enjambé, un déroulé du pied, une propulsion alternative avec une poussée de jambes synchronisée avec une poussée du bras opposé…etc.

Les principes de la randonnée sont parfaitement transposables. La marche rapide se fera sans bâtons bien entendu.

La course

A quelques petits détails prés, c’est du running ou du trail classique mais sur la neige !. Le runner adoptera une course sans bâtons tandis que le trailer pourra les employer. C’est plus intense au niveau physique, du fait de la résistance de la neige, du poids supplémentaire, d’une amplitude verticale des jambes plus importante. En contrepartie cela est très efficace pour progresser, en plus de changer les habitudes.

Très connue et pratiquée au Canada et aux Etats-Unis, c’est moins le cas en Europe mais ça commence à prendre du poids. Il existe d’ailleurs depuis 2006, un championnat du monde de raquettes, qui est devenu annuel depuis 2010.

Pour celui qui court avec le plat du pied (pas bon pour le long terme…), il faudra impérativement changer pour un déroulé complet du pied (du talon à la pointe). Outre le fait que cette technique amortit mieux l’impact de votre corps sur le sol, ceci permettra à chaque foulée d’avoir l’arrière de la raquette à neige qui frotte sur le sol. Par conséquent l’avant ne risquera pas de se planter dans la neige, dans une sur-epaisseur, avec une déstabilisation à la clé.

Cela en plus autorise une foulée à ras le sol (sans risque d’accrochage  de l’avant de la raquette) et économise en plus votre énergie. De même pour l’enjambée qui doit être importante (on attaque naturellement avec le talon dans ce cas), pour économiser votre endurance. Il faut bien comprendre que même si les raquettes permettent de moins s’enfoncer dans la neige, sur de la poudreuse bien fraîche, on peut s’enfoncer de 15 cms !, donc avec obligatoirement plus d’efforts à la clé.

Généralités techniques

dénivelé

  1. en montée on attaque par la pointe du pied (poids vers l’avant) avec les griffes de la raquette. L’accroche est bien meilleure et on évite de s’étirer le mollet au point de créer des lésions !. On mime une montée d’escalier. Sur beaucoup de raquettes à neige il y a une cale de montée sous le talon qui permet de le rehausser. C’est utile pour les pentes faibles. Il permet de recréer du plat (pentes de 10 degrés max). Sinon dans une pente forte, inutile, votre talon ne pourra jamais la toucher.
  2. en descente on attaque par les talons du pied (poids vers l’arrière) pour être bien stable et calé, on mime la descente d’un escalier. Pas de chasse neige (raquettes convergentes) on n’est pas sur des skis !.
  3. en devers si l’on marche à plat la cheville sera « cassée » (pied plié latéralement par rapport au tibia). Pour éviter au maximum cette situation inconfortable, il faut attaquer par le bord latéral de la raquette, côté pente.
  4. Si la pente ou la descente est forte, surtout si la neige est dure, ne pas hésiter à donner « un  coup de pied » pour bien faire pénétrer l’avant de la raquette dans la neige dans le cas d’une pente ou le talon dans le cas d’une descente, afin d’obtenir un bon appui.

Gestion de l’effort

  1. L’effort étant bien plus important que sur terrain exempt de neige, il faudra diminuer de moitié les distances que vous avez l’habitude de faire. Ainsi pour un parcours habituel de 15 km hors saison d’hiver, en raquettes à neige il faudra ajuster vos prétentions à 7.5 km. Bien entendu c’est une règle grossière. Entre un terrain plat et fortement bosselé, de la poudreuse à la neige très dure, des raquettes lourdes à des versions légères, il y a des grosses différences d’effort à fournir !.
  2. les raquettes ont un sens, il y a une gauche et une droite. Pour le trouver, c’est simple les attaches de la cheville, les plus proéminente doivent être positionné vers l’extérieur. Le but c’est d’éviter d’accrochées régulièrement ces attaches pendant l’activité et de devoir écarter les jambes pour l’empêcher !.

Le matériel nécessaire

Raquette composite TSL 305 couleur paprika Expedition Grip vue de face
Raquette composite TSL 305/325 Expedition Grip vue de face – source img TSL
Raquette composite TSL 305/325 couleur paprika Expedition Grip vue de profil

Raquette composite TSL 305/325 Expedition Grip vue de profil – source img TSL

Les raquettes à neige

La plupart des modèles vendus et utilisés en France sont en matériaux composites. Ils sont bien adaptés pour les terrains montagneux avec un climat tempéré et pour une utilisation “modeste”. D’autres matériaux sont utilisés comme les modèles avec un cadre en aluminium, plus robuste et durable. Ils peuvent être utilisés pour des grandes traversées, avec des températures très basses, surtout utilisés dans des climats plus rudes comme en Alaska ou au Canada par exemple.

Les raquettes à neige en bois sont toujours fabriquées mais c’est plus un objet de collection ou décoration qu’un objet réellement utilisé du fait de sa performance en net retrait par rapport à la version moderne.

Anatomie des raquettes a neige

Il y a deux parties :

  1. La base appelé tamis munie de crampons et de multiples ouvertures. La surface du tamis, très lisse et ouverte, permet d’évacuer un maximum de neige, ceci afin d’éviter d’alourdir la raquette.
  2. la fixation, il y a trois possibilités  :
    1. la plus fréquentes, une plaque mobile qui pivote sur un axe placé à l’avant du tamis. Une chaussure standard peut y être fixée à l’aide de sangle sur la pointe (à l’avant) et d’une sangle au niveau de la cheville (à l’arrière). Des crampons supplémentaires selon le modèle sont ajoutés. C’est cette plaque qui permet le réglage de profondeur pour s’adapter à la taille de la chaussure.
    2. des pivots latéraux sur le tamis sur laquelle une chaussure « spéciale » (avec des inserts sur la semelle avant) vient se fixer. Les avantages sont un gain de poids, une fixation plus rapide et une plus grande fiabilité (moins de pièces en mouvement). Les inconvénients sont l’impossibilité d’utiliser une chaussure standard.
    3. Ici pas de plaque ni de pivot, la chaussure est solidaire de la raquette à neige, elle se fixe simplement avec des sangles. Ultra-légère et fiable, elle est dédiée à la course.
Modèle de raquette spécial course de TSL les Symbioz Hyperflex Racing
Modèle de raquette spécial course de TSL les Symbioz Hyperflex Racing – source img TSL

Quel modèle choisir ?

Il faut sélectionner un modèle adapté à votre :

  1. poids, plus le poids de l’utilisateur est important plus il faut augmenter la surface de portance. Cette surface est augmentée par la longueur, très peu par la largeur, sinon il faudrait marcher les jambes écartées !. Généralement il existe deux tailles, une plutôt pour femme ou enfant (environ de 30 kg à 80 kg) et l’autre plutôt pour les hommes (environ de 50 kg à 120 kg)
  2. pointure, plus elle est grande plus la glissière de la plaque doit avoir un débattement important. Ici aussi il existe en général deux tailles, une plutôt pour femme ou enfant (environ du 37 au 45). L’autre plutôt pour les hommes (environ du 39 au 47)
  3. pratique, par exemple pour des randonnées de petite distance occasionnelle avec un faible dénivelé. Pas besoin de raquette ultra-légère et des crampons nombreux et imposants, l’entrée de gamme suffit. Par contre pour des randonnées sur plusieurs jours avec fort dénivelé, les modèles plus technique, plus pratique et accrocheur sont de mise. Pour les aficionados des courses il faut privilégier les raquettes sans plaques, avec pivot qui se fixe directement sur la chaussure. Plus léger et fiable (système Step-In de TSL) ou avec seulement des sangles (Symbioz Hyperflex Racing de TSL).

Les marques de raquettes a neige

Je vous recommande comme fabricant :

  1. TSL Outdoor, leader mondial de la raquette à neige (matière composite), fondée en 1981 à la Clusaz en Haute-Savoie
  2. INOOK, 2eme fabricant d’Europe de raquette (matière composite) , fondée en 1996, localisé à Oyonnax dans l’Ain
  3. MSR, fabricant américain de raquette aluminium, fondée en 1969.

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Les bâtons

Leurs utilisations sont très utiles, ils permettent de se stabiliser et de se propulser. Leurs utilisations permettent comme pour la marche nordique de faire travailler le haut du corps, abdominaux, épaules, trapèze et triceps principalement. Les bâtons sont soit monobrin, d’un seul tenant soit télescopique et sont munis de gantelets ou de sangle. Ils sont composés soit d’aluminium, de fibre de verre et de carbone (composite) ou 100% carbone.

Les bâtons monobrin évitent tous risques de décrochage des clips de maintien, ils sont aussi moins couteux. Les télescopiques offrent la possibilité de régler plusieurs hauteurs, les modèles de qualité ont un mécanisme de maintien parfaitement sûr. Dans les devers par exemple on peut adapter les bâtons à la pente pour conserve une bonne position des coudes.

En revanche devoir régler en permanence ses bâtons cela peut devenir rapidement pénible. De plus si les jambes s’adaptent parfaitement à un devers, les bras le peuvent aussi !. Comme pour la marche nordique, les bâtons doivent avoir une hauteur qui permet à votre coude de former un angle à 90° en étant debout, bien droit.

Vous pouvez utiliser des bâtons de marche nordique, a condition de remplacer le panier ou rondelles du bâtons. En effet ils sont en général peu larges, prévu pour des surfaces assez dur/ferme. Pour de la neige il faut une version large pour éviter que le bâton s’enfonce profondément et deviennent inutile… .

Maintenance des bâtons

la recette pour changer ou remplacer vos embouts :

  1. Il faut plonger vos bâtons dans un sceau rempli d’eau bien chaude pour ramollir la colle des embouts
  2. tirer dessus en tournant dans le sens horaire et anti-horaire pour l’enlever.
  3. appliquer a l’aide d’un pistolet a colle un peu de colle
  4. immédiatement après disposer dans le bon sens les nouveau embouts
  5. profitez… 😉

Les marques de bâtons

Par ordre d’importance je recommande les marques de bâton :

Leki

Swix

Guidetti

gabelpoles

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Les chaussures

Il faut une paire de chaussures isolante, respirante et imperméable, par exemple avec une membrane Gore-tex. De préférence légère, pour des randonnées. Si vous faites du ski nordique, les chaussures pour du classique peuvent convenir, en revanche les chaussures pour du skating sont trop hautes et rigides.

Pour la course il faut là encore des chaussures isolantes, respirantes et imperméables. Mais surtout légères et pas trop montantes et rigides. Eviter les chaussures de running/trail même imperméables (sauf pour les sorties courtes avec des températures raisonnables) elles ne sont pas isolantes !.

Rappel pour les raquettes à neige avec une fixation directement sur le tamis par des pivots. Il faut soit acheter une paire livrée avec des inserts, soit les installer soi même sur l’avant de la semelle (opération délicate).

Les marques de chaussures

Les grandes marques de chaussures hiver et raquettes : TSL, Columnia, Scarpa, Millet, Meindl.

Les vêtements

Le principe du multi-couches

Il faut s’habiller en oignons, c’est-à-dire avec plusieurs couches de vêtements (trois couches sont un bon choix), avec un but bien précis pour chaque couche. Le type de vêtements varie selon l’activité. Un sport avec une grande vitesse et peu d’efforts. Par exemple le ski de piste, n’est pas comparable en termes de production de chaleur et de refroidissement éolien à un sport avec des conditions inverses comme le ski de fond.

  • La première couche doit évacuer la transpiration pour rester au sec, donc respirante.
  • La deuxième couche doit vous protéger du froid, donc isolante et respirante.
  • La troisième couche doit vous protéger du vent et de l’humidité, donc coupe vent et imperméable.

Le haut du corps

Les trois couches que je conseils :

  1. en première couche un tee-shirt à manches longue près du corps, « collé », en fibres synthétiques et élastiques, plus ou moins épais en fonction du sport et de la météo
  2. la deuxième couche, un sweat ou une veste polaire, là aussi c’est en fonction du sport et de la météo
  3. la troisième couche, impérativement imperméable, un anorak, une veste de montagne…la il y a vraiment le choix en terme d’épaisseur, d’isolation, de poches…cela peut être même une combinaison intégrale.

Prévoir également un bonnet ou un bandeau d’hiver s’il y a du vent ou en fonction des températures. Des gants imperméables avec ou sans sous-gant toujours en fonction de la météo.

En altitude avec un sol enneigé les UV sont démultipliés même par temps couvert (les UV sont diminués mais pas supprimés). Pour éviter une photo kératite ou ophtalmie des neiges, une inflammation de l’œil, les lunettes de soleil sont indispensables. En zone basse de la moyenne montagne (800 m à 1200 m), de décembre à janvier, par temps bien couvert ce n’est pas un problème de ne pas porter de lunettes. Par contre à mi-février à 2000 m d’altitude par temps ensoleillé c’est obligatoire, vous aurez d’ailleurs du mal à ouvrir les yeux !.

Le bas du corps

Le pantalon doit être imperméable et respirant.

A chaque pas avec des raquettes a neige, a fortiori dans de la poudreuse, de la neige est projetée vers les chevilles. Sans guêtres ou un bas de pantalon (avec guêtres intégrées) qui viennent recouvrir les chaussures, ce sera un remplissage du haut des chaussures assuré, de neige puis d’eau quand celle-ci aura fondu !. Quand on est en plein effort, qu’on dégage de la chaleur ce n’est pas trop un problème, même si ce n’est pas très agréable. Mais avec un arrêt prolongé, les pieds vont se refroidir rapidement !.

Pour les chaussettes, il faut privilégier les doublés pour limiter les frottements, donc les ampoules. Les chaussures étant normalement isolées vous êtes parés pour des heures d’activités les pieds au sec !.

Le sac à dos

Le sac à dos doit posséder une attache ventrale et des bretelles rembourrées également avec une attache pour un maintien sûr et confortable. La contenance doit être modulée en fonction du temps de sortie, 30 litres suffisent par exemple pour ½ journée. Une bâche imperméable que l’ont peut installer sur le sac à dos par temps humide pour protéger le contenu.

Pour quel contenu ? Même pour une sortie en raquettes à neige d’une demi-journée, il faut prévoir un minimum d’équipements. Le moment venu quand un problème surviendra, par exemple au bout de la 15eme sortie, vous serez bien heureux d’avoir anticipé.

Matériels, attitudes et connaissances pour la sécurité

  • Pour un parcours balisé d’une journée, le minimum c’est un peu de nourriture énergétique, de l’eau, des vêtements de rechange, un plan du site, vos papiers et un téléphone portable. Si vous partez seul prévenez un de vos proches de votre parcours.
  • Pour une sortie en libre sur plusieurs jours il faut rajouter une balise ARVA (appareil de recherche de victimes d’avalanche), une sonde pliable. Une pelle à neige compacte et légère, une couverture de survie, une trousse des premiers secours, une lampe frontale. Un briquet, un réchaud de sécurité à alcool, une boussole non électronique (risque de panne), un plan IGN à l’échelle 1:25000e. Un minimum de connaissances en nivologie et de la montagne est indispensable. Cela pour appréhender les différents types de neiges en fonction du terrain pour prévenir au mieux les déclenchements d’avalanches (qui n’est pas forcément cataclysmique !). Savoir bien observer aussi pour déterminer les corniches, les congères, les ponts de neiges (des caches gouffres) , pour pouvoir agir en conséquence.

Dans les deux cas une montre cardio gps est un bon complément pour connaitre l’altitude, la pression atmosphérique, la température, les points cardinaux. Et surtout un GPS, pour connaître sa position et avoir un tracé de son parcours pour revenir sur ces pas dans le cas où on s’est perdu. Les traces laissées sur la neige vierge, surtout poudreuse, permettent de retrouver facilement son chemin. Mais c’est un pari risqué selon la durée de la sortie !. Une simple averse de neige vigoureuse et les traces auront disparu.

Acheter ou louer les raquettes a neige, bâtons… ?

Au départ il est bien sur préférable de louer ses raquettes et bâtons pour essayer. Si vous avez apprécier et souhaitez investir pour pratiquer et progresser dans la marche ou la course en raquettes à neige, voici quelques conseils. Les raquettes à neiges sont soumises à des contraintes mécaniques importantes. Par conséquent, si vous souhaitez rentabiliser votre achat, je vous conseille vraiment de partir sur des marques de qualité reconnues par tous. De plus vous gagnerez en plaisir d’utilisation tant par leur système de réglages et de fixations rapide et efficaces que leurs performances pures.

L’environnement

Animaux sauvages

Un renard roux sur la neige que vous pourriez rencontrer en raquette a neige
Un renard roux que vous pourriez rencontrer en raquette a neige – source img Pixabay

Lors d’une balade à la lisière d’une forêt ou sur une crête à proximité, grâce au relatif silence de cette activité, vous pourrez peu être apercevoir la faune locale. Que cela soit un chevreuil, un sanglier, un lynx, un cerf… merci pour eux de ne pas les déranger. Pendant la saison d’hiver ils vivent surtout sur leurs réserves, chaque effort est compté, surtout en fin de saison. N’oubliez pas que vous êtes « l’étranger » et non l’inverse, et qu’ils évitent le contact humain.

La météo

Avant une sortie en raquettes à neige il est prudent de consulter le bulletin météo. Le temps peu changé brusquement en montagne. Si le temps est prévu de se dégrader, vous pouvez adapter votre sortie, avec un circuit plus court et plus abrité par exemple. Ou tout simplement annuler en fonction du niveau de cette dégradation.

Déchets

Malheureusement beaucoup de personnes qui profitent de la nature, de la paix, de la beauté qui en émanent ne la respectent pas en jetant leurs ordures par terre. Des éléments artificiels, synthétiques qui n’ont rien à faire au sol, de point de vue biologique, esthétique…etc. Certains déchets peuvent en plus faire souffrir et tuer des animaux par étouffements !.

On trouve même des déchets sur le massif du mont blanc ou encore sur les couloirs d’ascension du K2 dans l’Himalaya !. Merci de bien ramasser vos déchets derrière vous et ne pas hésiter à ramasser ceux que vous trouverez, la nature et ces usagers vous en remercient. N’oubliez pas de prévoir un sac-poubelle, le célèbre nettoyage de printemps peut aussi se faire l’hiver !.

La petite histoire…

L’origine et la date de création précise des raquettes à neige ne sont pas connues. On peut indiquer néanmoins que cela est très ancien, créées entre 4000 et 6000 avant JC, probablement en Asie centrale. L’Asie centrale est constitué de grandes étendues, en majorité plates, avec des hivers très froids (climat très continental). La raquette y trouve toute son utilité pour faciliter les déplacements des groupes nomades.

Une Amérindienne fabricant une raquette traditionnel très longue avec donc une excellente portance
Une Amérindienne fabricant une raquette traditionnel très longue avec donc une excellente portance – source img Wikipédia

En Amérique du nord les Inuits et les Amérindiens ont perfectionné ces raquettes. Constituées de bois et de cuir, ils ont créé différentes tailles et formes pour des usages précis. Ils utilisaient les raquettes pour les déplacements et la chasse l’hiver.

Ces peuples fabriquaient quatre types de raquettes :

  • La queue d’hirondelles, une taille de guêpe et un avant relevé pour faciliter les mouvements sur terrain plat
  • La queue de castor, pour les terrains et espaces dégagés
  • La patte d’ours pour les zones de forêt
  • Le bout rond pour les zones de montagne

En Europe

Dans le nord de l’Europe, les raquettes vont rapidement être abandonnée et évoluer. C’est vers une forme plus longue et moins large, faite pour glisser, que l’évolution aboutira. C’est l’ancêtre du ski nordique qui permet un déplacement plus rapide, idéal pour la chasse.

En Europe de l’ouest et de l’est, les raquettes arrivent tardivement. Ramenées par les colons français vers 1600, elles vont être adoptées lentement. Transformées par les hauts savoyards, pour être utilisées en zone montagneuse. Il est difficile d’avoir de la neige durable en plaine en France, contrairement d’ailleurs a une grande partie de l’Amérique du Nord pourtant à une latitude similaire à la France. Ce sont les colons français en Nouvelle-France (l’est de l’Amérique du nord, de 1534 à 1763), qui ont donné le nom de raquette par ressemblance à la raquette utilisée au jeu de paume, sport joué en Europe, ancêtre du tennis.

A partir des années 1970, des évolutions notables et régulières ont permis de gagner en légèreté, en accroche et facilité d’utilisation, tous en réduisant la taille et en conservant malgré tout la portance ce qui a évidemment aidé à démocratiser les raquettes à neiges. Le bois a été remplacé par un cadre aluminium ou un tamis en plastique composite. Des crampons, des couteaux pour l’accroche, un système de pivot pour permettre au pied de se dérouler naturellement ont été rajoutés. Enfin les lanières de cuir on été remplacées par des attaches en tissu et néoprène.




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Jean-seb

Fondateur de Prix Web, autodidacte, curieux, passionné de nombreux domaines, j'ai acquis des connaissances solides dans des spécialités parfois hétérogènes. Je suis électricien industriel de formation, autodidacte en informatique. Ma spécialité en informatique c'est le développement web, SEO, la rédaction web, design web, également le montage, le paramétrage, le dépannage de PC et de NAS, le refroidissement extrême (watercooling, waterchiller). Je m’intéresse à de nombreux autres domaines cela va de l'anatomie, la physiologie et la nutrition humaine à la météorologie et la climatologie... . J'ai une passion pour le sport ou plutôt pour les sports nordiques. Je souhaite partager mon savoir et mon expérience sur les produits, activités et services du quotidien pour que vous puissiez mieux acheter et utiliser. Le site sera en perpétuelle évolution, bonne visite !.
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