Choisir son écran PC

Choisir son écran PC

Un écran PC est essentiel pour interagir avec un ordinateur,  en effet sans ce périphérique pas d’affichage,  donc pas de contrôle! . De nombreux termes et caractéristiques, incompris des profanes, sont avancés par les fabricants ou revendeurs d’écran PC. Pourtant si vous souhaitez en acquérir un, vous devez faire le tri parmi ses caractéristiques en fonction de votre utilisation, visionnages/ montages vidéo, travail bureautique/graphiques,  jeux vidéo… pour faire le bon choix.



Sommaire

  1. Les technologies d’affichage
    1. Rétroéclairage
    2. Dalle transmissive
      1. TN
      2. IPS
      3. PLS
      4. VA
      5. QLED
    3. Dalle auto-émissive
      1. OLED
      2. Micro-Led
  2. Les caractéristiques techniques
    1. La définition et  la résolution
    2. Le rapport de forme
    3. La taille
    4. Luminosité et contraste
    5. Temps de réponse et temps de latence
    6. L’angle de vision
    7. Fréquence de rafraîchissement
    8. La fidélité des couleurs
    9. Les différentes connectiques
    10. La consommation
  3. L’ergonomie d’affichage et d’utilisation
    1. Anti-scintillement
    2. Anti-lumière bleue
    3. Système de réglage de l’écran
  4. Quel type d’écran pc pour quel type d’usage ?
  5. La petite histoire…



Les technologies d’affichage

Derrière chaque écran PC ce cache une dalle, c’est elle qui génère l’affichage vidéo. C’est bien évidemment un élément essentiel d’un écran PC. Toutes les technologies de dalle actuelle ont leurs points forts et faibles, aucune n’est parfaite !.

Tout d’abord, il y a deux types d’émission de lumières pour une dalle :

  • L’affichage transmissif module la lumière générée par un rétroéclairage. Cela pose certains problèmes comme le niveau de noir qui n’est pas absolu du fait du blocage non totalement étanche de la lumière par les pixels ou encore l’uniformité de l’affichage loin d’être uniforme justement 😉 . C’est le cas de la technologie LCD (liquid crystal display ou affichage à cristaux liquides).
  • La dalle émissive génère elle-même sa propre lumière, elle n’a pas de rétroéclairage. C’est le meilleur  type avec ses nombreux avantages comme le niveau de noir et un contraste bien supérieur voire parfait, une uniformité parfaite, meilleure fiabilité… . C’est le cas de la technologie OLED.

Rétroéclairage

Élément très important pour la qualité de rendu d’une dalle LCD, le rétroéclairage se repartit en deux technologies.

  • Après des décennies de bons et loyaux services, le rétroéclairage CCFL (Cold-Cathode Fluorescent Lamps), ou plus simplement des néons, n’est plus utilisé sur les écrans PC moderne, je n’aborderai donc pas cette technologie plus en détails.
  • Le rétroéclairage LED (Light-Emitting Diode) a de multiples avantages par rapport au CCFL. Plus économes en place et en énergie, gamut plus large, plus lumineux, plus durable. Il y a plusieurs types de mise en oeuvre :
    • l’Edge LED, les LED sont placés sur les bords de l’écran, cela peut être soit tous autour (quatre rangées), soit sur le coté gauche et droit (deux rangées) ou sur le bas donc une rangée. Des réflecteurs de lumière repartissent la lumière sur toute la surface de la dalle. Cette une solution économique mais qui pose bien souvent des problèmes d’uniformités.
    • Full LED, des leds sont placés de manière uniforme sur l’arrière de la dalle, de manière plus ou moins dense. C’est une solution plus onéreuse mais qui permet une bien meilleure uniformité. Sur de rares écrans, Il y a un dérivé de cette technologie qui utilise des leds RVB plutôt que des leds blanches, cela permet un meilleur rendu colorimétrique.

Dalle transmissive

TN (Twisted Nematic)

C’est la première technologie de dalle LCD à être disponible,  présentée dans les années 1970 et commercialisée dans les années 1980. Elle est très économique et possède le meilleur temps de réponse. Par contre les points faibles sont nombreux, les angles de vision, la colorimétrie, le contraste et niveau de noir sont très mauvais !.Très prisée des gamers pour leur réactivité.

Points fort : le meilleur temps de réponse (écran LCD)  et la moins chère

IPS (In-Plane Switching)

Ecran PC 22″ IPS LG 22MP58VQ
Ecran PC 22″ IPS LG 22MP58VQ – source img LG

Développées dans les années 90, les dalles IPS ont comme points forts les angles de vision les plus larges pour la technologie LCD et l’excellente qualité de reproduction des couleurs (colorimétrie).Très utilisées dans le monde de l’illustration, montage photo/vidéo….ces points faibles sont leurs temps de réponse plus longs, leurs taux de contraste plus faibles et pour finir leurs coûts très élevés.

Mais la bonne nouvelle c’est l’amoindrissement très sensible de ces points faibles ces dernières années des dalles IPS. En effet les constructeurs ont beaucoup investi dans le développement des dalles IPS du fait de leur qualité et potentiel. Beaucoup  de variantes sont apparues, H-IPS (Horizontal IPS),  AH-IPS (Advanced High Performance IPS)…Chacune améliore une ou plusieurs caractéristiques.

Points forts : le meilleur angle de vision (écran LCD) et une colorimétrie parfaite (si bien calibrée !)

PLS (Plane to Line Switching)

Créé par Samsung et basé sur la technologie IPS, ce type de dalle a des performances similaires à de l’IPS, mais pour un coût de production inférieur.

Points forts : similaire à l’IPS.

VA (Vertical Alignment)

Développée dans les années 90 cette technologie n’était à la base pas très performante. Les dalles VA avaient tout simplement des problèmes similaires aux dalles TN. Néanmoins deux déclinaisons ont vu le jour par la suite, des évolutions profondes qui ont grandement amélioré les performances de ces dalles.

PVA

La technologie PVA (Patterned Vertical Alignement)  à été créée par Samsung, c’est une amélioration du MVA. Elle  permet de conserver un temps de réponse très correct, similaire à l’IPS, mais plus lent que celui du TN. Les angles de vision sont moins larges que celui de l’IPS, mais proches tout de même. Le contraste quant à lui est très élevé, le rendu des couleurs très bon. mais cette technologie possède un point négatif capital, le fourmillement pour la vidéo ou bruit numérique. La consommation électrique est également supérieure au MVA. Une version plus évoluée a vu le jour le S-PVA (Super PVA), offre une amélioration de la colorimétrie et du contraste.

MVA

Le MVA (Multi-domain Vertical Alignement) est une technologie plus ancienne que le PVA, qui n’est quasiment plus utilisée de nos jours. Le contraste, la reproduction des couleurs, les angles de vision sont similaires au PVA. Par contre le temps de réponse est sensiblement plus élevé contrairement au bruit numérique qui est plus faible. Une autre variante améliorée a été créée, l’A-MVA (Advenced MVA), meilleur en colorimétrie et angle de vision.

UV2A

Sharp a créé la technologie UV2A pour réunir les points forts du VA sans les points faibles. Le souci c’est qu’il est difficile de trouver actuellement des écrans PC munies de ce type de dalle car la production est faible, avec pour conséquence un coût plus élevé.

QLED (Quantum Light Emitting Diode)

Samsung LC32H711QEU Ecran PC QLED 32 pouces
Samsung LC32H711QEU Ecran PC QLED 32 – source img Samsung

A ne pas confondre avec l’OLED, les mauvaises langues diront que cela a été fait exprès pour semer la confusion avec l’OLED…à chacun de voir. Inventé par Samsung, ce n’est pas une technologie de dalle LCD, c’est un filtre quantique (boîte quantique ou quantum dot) placé devant des dalles du type VA. Ce filtre permet d’améliorer  grandement l’espace colorimétrique (100 % du DCI-P3 utilisé pour le cinéma numérique), la luminosité (jusqu’à 2000 nits soit 2000 cd/m²) et le niveau de noir.

Dalle auto-émissive

OLED (Organic Light-Emitting Diode)

Ecran 65 pouces OLED UHD/4K LG OLED65E8
Ecran 65″ OLED UHD/4K LG OLED65E8 – source img LG

Cette technologie n’est pas encore disponible sur les écrans PC, et c’est bien normal…la raison est évoquée ensuite. Elle est disponible par contre pour les écrans TV. L’OLED contrairement aux dalles LCD n’ont pas besoin de rétroéclairage néon ou LED, les pixels émettent leur propre lumière. Ceci permet un contraste infini car chaque pixel peut ne plus émettre de lumière (0 candela), la résultante est un niveau de noir absolu !.

Sans rétroéclairage l’épaisseur de l’écran PC est beaucoup plus fine. Le temps de réponse est instantané, fulgurant. Les angles de vision sont totaux, l’uniformité parfaite. Cette technologie permet en plus de produire des écrans souples, très très grands et légers…imaginez vous déplier votre journal qui n’est rien d’autre qu’un écran, aussi léger et quasi aussi souple…un journal à affichage dynamique en somme !.

L’écran OLED, parfait alors ?

Tout est parfait dans le meilleur des mondes ? Non le problème majeur de cette technologie c’est sa sensibilité au marquage, à la création d’image fantôme à cause de la non-uniformité de l’usure. Plus il y a d’image fixe en moyenne plus ces phénomènes apparaîtront rapidement.

La couleur bleue est particulièrement sensible à la détérioration. Des tests très poussé de site indépendants où les nombreux commentaires de clients le montrent clairement. C’est bien pour cela qu’il n’y a pas encore d’écran PC vu que les images fixes sont légion.

Pour diminuer ce problème LG a remplacé les diodes (sous pixel) RVB par des blanches, qui reçoivent un filtre RVB (Rouge Vert Bleu) et a ajouté une diode blanche. Appeler le WOLED (White OLED) ou WRGB (White Red Green Blue), cette évolution permet une meilleure uniformité et résistance à l’usure, mais ne règle pas complètement le problème.

Micro-Led

Présentation du Micro Led de 75" de Samsung
Présentation du Micro Led de 75″ de Samsung – source img phonandroid.com

Mon avis personnel c’est que l’avenir n’est pas dans l’OLED, ou dans les dalles auto émissives organiques, mais dans les inorganiques !.

Comme celle que développe Samsung actuellement j’ai nommé le Micro-Led. Une technologie identique en terme de performance a l’OLED tout en gommant tous les points négatifs. Plus solide (autant que le LCD), plus fin et réactif est surtout absolument pas d’image fantôme ni d’usure prématurée !. Par contre la fabrication est plus chère, des évolutions des processus de fabrication ont fait chuter le coût ces dernières années. Bientôt disponible !.

Samsung ne s’est probablement pas lancé dans l’OLED à cause du problème évoqué plus haut, et attendait de développer une meilleure technologie.

Les caractéristiques techniques

La résolution d’un écran PC

Sur une taille constante, plus la définition est élevée, plus les pixels sont petits, plus les images seront nettes et précises, on peut alors parler de résolution. La résolution pour les écrans, c’est la densité de pixel, elle se mesure en ppp (pixels par pouce). Ces deux termes sont souvent confondus pourtant ils sont différents.

 Avec l’augmentation de la résolution, l’effet de grille (l’espacement des pixels ou le Pitch) diminue, l’image obtient un meilleur piqué. Avoir une résolution trop élevée entraîne un affichage avec des caractères très petits, mais sur la plupart des OS, navigateur ou jeux vidéo,  il y a une fonction qui permet d’ajuster la taille des caractères et autres icônes, donc pas de problème pour les myopes 😉 .

Définition d’un écran PC

La définition concerne le nombre de pixels horizontaux et verticaux de la dalle d’un écran PC.

Une définition plus élevée permet aussi de réduire le recul par rapport à l’écran PC et donc d’avoir une meilleure immersion. Contrairement à ce que l’on peut lire parfois, les règles de recul en fonction de la taille sont absurdes, c’est en fonction de la résolution ou le couple définition/taille qu’elle doit être déterminée !.

La définition maximale de l’écran PC est aussi sa définition native, c’est à partir de celle là que l’on obtient la meilleure netteté sur les écrans numériques.

Actuellement la définition des écrans PC en général démarre à 1280*720 pixels pour aller jusqu’à 5K 5120*2880 pixels. Plus la définition est élevée plus il faut prévoir de puissance de calcul pour la 3D. Par exemple pour du 4K natif c’est 4096×2160 soit 8 847 360 pixels (8.8 Mpixels) à piloter, cela fait beaucoup !. La 2D nécessitant infiniment moins de puissance, n’importe quelle carte graphique moderne fera l’affaire !.

Le rapport de forme

Le rapport de forme ou ratio d’un écran PC est la proportion entre la largeur et la hauteur. Par exemple le rapport 4/3 indique que la hauteur est égale à trois fois la largeur divisée par quatre, soit pour une largeur 1024 cela donne une hauteur de 768  (1024/4*3=768).

Le ratio le plus utilisé sur le marché est le 16/9, le 16/10 et le 21/9 sont moins présents, le 4/3 est peu présent et tend à disparaître. Les écrans PC avec un ratio « rectangulaire » comme pour le 16/9 permettent de mieux exploiter le champ de vision humain qui est panoramique, l’immersion est meilleure, la surface d’image perçue est plus importante. Il permet aussi d’enlever les fameuses bandes noires (source vidéo 16/9 sur un écran 4/3), la source vidéo doit bien sur être au même format que l’écran.

La taille

Restreinte à quelques (petites) tailles par le passé, de 14 pouces à 19 pouces, de nos jours la quantité de taille disponible est heureusement bien plus large. A noter que les écarts de prix entre certaines tailles sont minimes alors que d’autres sont très importantes. A voir au moment de l’achat évidemment, les prix sont beaucoup trop fluctuants pour ériger une règle !.

  • Les écrans PC de 14 pouces à 20 pouces sont utilisés surtout pour le commerce, la logistique, la vidéosurveillance, les bornes interactives, etc… ou pour tous les environnements ne disposant que très peu de place. Cette taille se marie bien à une interface tactile du fait du balayage rapide avec les mains.
  • De 21 pouces à 29 pouces, ces écrans PC dominent en nombre les sites de vente en ligne et autres magasins. Ils sont très polyvalents, bureautiques, graphismes, jeux vidéo, etc.
  • Des tailles d’écrans de plus de 30 pouces, pour ceux qui recherchent plus d’immersion et de sensation ou de visibilité. Beaucoup utilisent d’ailleurs des écrans TV comme écrans PC, on accède à une image bien plus grande pour moins cher au regard du prix/pouces. Nvidia a sorti d’ailleurs un écran PC de 65 pouces 4K HDR, le BFGDs https://www.nvidia.com/fr-fr/geforce/products/big-format-gaming-displays/. Pour un écran TV de 50 pouces il faut opter pour un modèle avec une résolution UHD (pour avoir une résolution suffisante) , un input lag et un temps de réponse correcte. Cela se trouve maintenant facilement. Par contre pas d’entrée display port la plupart du temps, il y aura seulement des entrées HDMI, le display port étant orienté pro, informatique contrairement à l’HDMI.

Luminosité et contraste

La luminosité et le contraste sont liés et c’est de leur synergie que découle un bon rendu.

La luminosité d’une dalle exprime l’intensité lumineuse qu’elle peut générer. Elle se mesure en cd/m2 (cd pour Candela). Elle permet de jouer sur les zones sombres, les niveaux de noir. Plus la luminosité est élevée, plus l’affichage sera lumineux et le noir délavé (et vos yeux cramés 😎 ).

Contraste natif

Le contraste à l’opposé permet de jouer sur les zones claires, les niveaux de blanc. C’est le rapport entre le noir le plus profond et le blanc le plus intense que la dalle peut reproduire. Par exemple un écran PC avec un contraste de 1000:1, veut dire que le blanc maximal est 1000 fois plus lumineux que le noir le plus profond.

Contraste dynamique

Ne tombez pas dans le piège du marketing en mélangeant contraste dynamique et natif, cela n’a rien à voir et je conseille de ne pas prendre en compte cette valeur. C’est une technique qui permet de moduler en temps réel  les niveaux de noir et les niveaux de blanc pour augmenter l’assombrissement quand une image est plutôt sombre et éclaircir quand une image est plutôt lumineuse.

En fait le contraste réel n’augmente jamais, car même si les noir deviennent plus noirs, au même moment les blancs deviennent moins blanc et inversement. Cela fait en plus apparaître dans les passages avec un changement d’éclairage, un effet de « pompage lumineux ». C’est-à-dire de brusques variations de lumière, aussi si l’algorithme du contraste dynamique est mal conçu des dérives colorimétriques. C’est un tour de passe-passe très peu réussi !.

Temps de réponse et temps de latence

écran PC iiyama GB2760QSU-B1 très réactif "gamers" 27" TN  1ms 144 Hz

Ecran PC très réactif “gamers” 27″ TN 1ms 144 Hz, le Iiyama GB2760QSU-B1 – source img Iiyama

Souvent confondu avec le temps de latence (input lag), le temps de réponse est la vitesse en millisecondes du changement d’état d’un pixel de noir à noir (cycle complet). Il peut être basé aussi de gris à gris (cycle partiel), plus intéressant au niveau marketing car plus court.

Plus le temps de réponse est lent plus des traînées ou images fantômes vont apparaître derrière les objets en mouvement. Les meilleures dalles TN ont des temps de réponse très rapide de l’ordre d’une milliseconde. Après c’est utile que si l’on affiche du contenu en mouvement rapide (jeux-vidéo, films…) sur l’écran PC, en bureautique ce n’est pas le cas par exemple.

L’input lag ou temps de latence est le décalage en millisecondes entre la production d’une image et son affichage effective. Elle est dûe au traitement vidéo du signal par l’écran PC. L’input lag peut perturber, changer l’expérience pendant une session de jeu vidéo. Dans une simulation automobile, si l’input lag est élevé, la voiture peut devenir incontrôlable à grande vitesse !, car ce que vous verrez à l’écran sera en retard par rapport à la réalité ! comment alors faire les bonnes manœuvres au bon moment ?.

L’angle de vision

Il représente les angles à partir desquels l’image se dégrade en termes de luminosité, contraste et de couleurs.  Indiquer à l’aide de deux valeurs en degrés, l’une pour l’horizontale et l’autre pour la verticale. Un angle très ouvert est utile quand plusieurs personnes regardent l’écran. Dans le cadre d’un usage individuel cela a peu d’importance (si l’utilisateur est dans l’axe de l’écran bien sur). L’OLED et l’IPS offrent les angles les plus ouverts.

Fréquence de rafraîchissement

Cela correspond au nombre d’images par seconde affichable par l’écran, il est mesuré en Hertz (Hz). Pour 60 Hz cela correspond à une image toutes les 16.7 ms. La fréquence de rafraîchissement maximale varie en fonction de la définition, plus elle est élevée plus la fréquence maximale baisse, car plus la bande passante nécessaire est grande.

Tous les écrans bénéficient d’une fréquence de 50/60 Hz dans leur définition native. Passé un temps ce n’était pas le cas pour les dalles 4K/UHD, à cause de la limitation de bande passante de l’interface HDMI v1.4, limité a 30 Hz en 4k/UHD.

Tearing et stuttering

 Les fréquences plus élevées ne sont bénéfiques que pour les jeux vidéo, pour conserver une bonne fluidité. Malgré tout lorsque les FPS (Frame par seconde) sont inférieurs ou supérieurs (non synchrones) à la fréquence de rafraîchissement (Jeux trop gourmands en calcul), des artefacts apparaissent à l’image.

Il y a le phénomène de « tearing » ou l’image se déchire, à cause d’un nombre de FPS plus élevé que le rafraîchissement de l’écran. Les phénomènes de « stuttering » quant à lui sont des saccades, il arrive quand le nombre de FPS est trop faible par rapport au rafraîchissement de l’écran.

Il y a deux solutions :

  • Le V-Sync ou synchronisation verticale va limiter les FPS de la carte graphique à la fréquence de rafraîchissement,  idéal pour éliminer le tearing, mais pas le stuttering. En effet le manque d’image créée à la seconde ne peut pas être compensé. De plus la V-Sync augmente l’input lag. L’adaptative-sync permet d’activer/désactiver la V-Sync en fonction de la limite de FPS régler par l’utilisateur.
  • Le G-Sync inventé par Nvidia ou le FreeSync développé par AMD, ajuste en temps réel la fréquence de rafraîchissement de l’écran au FPS généré par la carte graphique, sans augmenter l’input lag. Cela corrige définitivement le problème, mais encore faut-il acheter des écrans compatibles,  ce ne sont pas des standards ce sont des technologies propriétaire. Bonne nouvelle depuis janvier 2019 les pilotes Nvidia prennent en charge les écrans Freesync ce qui élargit de ce fait le choix d’écran pour les cartes graphiques Nvidia, je félicite Nvidia pour ce choix !.

La fidélité des couleurs

Espace de couleur sRGB dans l'espace de couleur visible
Espace de couleur sRGB dans l’espace de couleur visible – source img blog-couleur.com

La palette de reproduction des couleurs d’un écran se nome « Gamut » ou espace colorimétrique. Il y a plusieurs espaces, le DCI-P3, sRVB, Adobe RVB 98,Rec 709… . Aucun ne représente toutes les couleurs visibles par l’œil humain. Exprimée en pourcentage de l’espace, plus c’est étendu mieux c’est, indispensable pour les graphistes, imprimeur, ça peut être aussi utile pour l’utilisateur qui aime les belles et vraies couleurs !.

Cela dépend aussi de l’écran PC, une dalle de 8 bits peut reproduire 16 millions de couleurs tandis qu’une version en 10 bits (écran HDR par exemple) reproduira 1 milliard de couleurs !. C’est la profondeur des couleurs, pour exemple si elle est faible, un dégradé de couleurs sera décomposé grossièrement, cela s’appelle la solarisation.

Un écran PC peut être calibré avec une sonde colorimétrique, cela permet de créer un profil ICC (on peut en produire un nombre illimité) qui conservera toutes les valeurs de calibrage. Certains sont calibrés d’usine, mais ils finissent toujours à cause du vieillissement des composants de subir une dérive colorimétrique (de se dérégler en somme).

Les différentes connectiques

Il existe plusieurs types de connecteurs disponibles sur les écrans PC, principalement des connecteurs vidéo, avec parfois des connecteurs audio, data, coaxial….

HDMI

Câble HDMI UGREEN type A compatible HDMI 2.0
Câble HDMI UGREEN type A compatible HDMI 2.0 – Source img UGREEN

L’HDMI (High Definition Multimedia Interface) c’est la péritélévision (abréviation : péritel) moderne et numérique, bien plus performante, capable également de transporter de l’image et du son, c’est une norme pour le marché grand public. La péritel vous avez oublié ? une liaison audio-vidéo analogique grand public, avec un gros connecteur de 21 broches pour relier votre magnétoscope à votre TV à tube cathodique par exemple !.

Plusieurs versions existent, plus elle est récente plus les capacités sont nombreuses et meilleures, c’est surtout la définition et la fréquence de rafraîchissement maximal qui évolue. Plusieurs types de connecteurs sont disponibles également, du type A à E. C’est surtout le type A que l’on retrouve sur les écrans PC, en version 1.4a ou 2.0 (rappel seul la V2.0 permet le 4k 60 hz). Le type C ou D peut être présent.

DisplayPort

Câble DisplayPort UGREEN version 1.2 – Source img UGREEN

Le DisplayPort est la version informatique ou pro de l’HDMI, remplaçant du vieillissant connecteur DVI, on ne le retrouve malheureusement presque pas sur les écrans TV. Il véhicule lui aussi de l’audio et de la vidéo, préféré par les connaisseurs à l’HDMI, notamment grâce à ses performances supérieures, et à une avance certaine au niveau des possibilités.

Dès la version 1.3 il supportait déjà la définition 4k/UHD en 120 Hz !. Cerise sur le gâteau il possède aussi un clip de rétention pour éviter les débranchements intempestifs, contrairement à l’HDMI. La dernière version, 1.4, permet d’atteindre le 8K en 60 Hz ou le 4K en 120 Hz, ca déménage 😎 !.

DVI

Les différents types de connecteur DVI
Les différents types de connecteur DVI – source img wikipedia.org

Le DVI (Digital Visual Interface) est une connexion numérique essentiellement vidéo, nécessaire aux écrans LCD pour bénéficier d’une liaison 100% numérique. Le DVI est le successeur du connecteur VGA, réservé aux écrans PC à tube cathodique. Il possède des vis de rétention pour une fixation fiable.

Il y a trois types de connecteurs DVI :

  • Le DVI-A , le A comme analogique, transmet seulement un signal analogique, une partie des broches est utilisée
  • Le DVI-D, le D comme digitale, transmet seulement un signal digitale. Une partie des broches est utilisée en single link, limité au full hd. En dual link toutes les broches sont utilisées, permet une définition supérieure au full hd.
  • Le DVI-I, le I comme intégré, transmet le signal analogique et numérique. Une partie des broches est utilisée en single link, limité au full hd. En dual link (réservé au numérique) toutes les broches sont utilisées, permet une définition supérieure au full hd.

Remplacé par le Display Port et l’HDMI, Il va disparaître petit à petit du marché, il résiste encore pour des raisons de compatibilité avec du plus vieux matériel.

VGA

C’est une connexion purement analogique munie d’un connecteur D-sub15 (famille D-sub). C’est l’ancêtre du DVI, créé en 1987, complètement dépassé de nos jours, mais encore présent (pour combien de temps ?) sur certaines cartes graphiques ou écran PC pour des raisons de compatibilité.

Pour en savoir plus sur les connecteurs audio, vidéo et informatique

La consommation

La consommation est surtout liée à la taille et au type de dalle, l’électronique joue un rôle secondaire.

L’ergonomie d’affichage et d’utilisation

Anti-scintillement

Le système anti-scintillement (flicker-free) permet d’empêcher le phénomène de scintillement dû aux variations d’état du rétroéclairage. Ce problème est plus ou moins bien perçu selon les personnes et entraîne de la fatigue oculaire.

Anti-lumière bleue

La technologie anti-lumière bleue (Anti-Blue Light) bloque une partie de la lumière bleue, comprise entre 444 nm et 460 nm, proche de la longueur d’onde des UV, produite par le rétroéclairage LED. Ceci pour diminuer la fatigue visuelle et pour éviter d’exposer la rétine à cette lumière « très énergétique » qui favorisera son vieillissement prématuré (risque de DMLA ou de cataracte) et perturbe nos rythmes biologiques (rythme circadien).

Bonne nouvelle si votre écran n’a pas de filtre anti-lumière bleue, il y a d’autres moyens pour s’en protéger. Vous prouvez bloquer les composantes néfastes de la lumière bleue au niveau logiciel. C’est le sublime F.lux, à télécharger d’urgence et si possible de soutenir son développement par des dons…tant que l’on ne peut pas commander en ligne une paire d’yeux. Sinon des lunettes anti-lumière bleue existent sur le marché (éviter le bas de gamme, les yeux c’est important)

Système de réglage de l’écran

Il est important d’avoir un écran PC bien réglé pour éviter de malmener, sur sollicitées certaines zones comme les épaules ou les lombaires, surtout si vous cumulez les heures sur votre écran. Ces maux très répandus dans notre société s’appellent les  TMS (troubles musculo–squelettiques) dûs aux mauvaises positions prolongées et le travail répétitif.

Voici tous les réglages possibles que proposent en tout ou partie les écrans actuellement :

  1. La hauteur, indispensable pour éviter les mauvaises postures, pour la tête par exemple
  2. L’inclinaison, pour limiter les reflets
  3. La rotation de gauche à droite sur un axe vertical, permet de travailler désaxé (pas conseillé) ou de placer l’écran dans l’axe d’une personne à proximité
  4. Le mode portrait facilite certains travaux comme la programmation, la retouche photo ou l’illustration…cela évite tout simplement de scroller tout le temps.
VESA

Si votre écran PC n’a pas ou peu de possibilités de réglages par défaut, pas de panique s’il est compatible VESA, vous êtes sauvés 😉 . VESA est une norme de fixation d’écran, composé de quatre trous filetés a l’arrière de l’écran. Plusieurs tailles existent, plus la taille augmente plus le diamètre du filetage aussi, supportant ainsi plus de charge. La taille 200X200, la plus courante, est utilisé pour les écrans PC jusqu’à 32 pouces. La taille au-dessus, le 400X400 est prévue pour des écrans jusqu’à 60 pouces.

vous pouvez donc acheter un bras support écran qui supporte bien entendu cette norme. Il vient se fixer sur un bord du bureau ou sur le bureau par un trou et permet de régler avec encore plus de précision, confort, tout en ayant un débattement plus important que sur n’importe quel pied d’origine d’écran PC. Vous pouvez faire des combinaisons pour réaliser des murs d’images c’est comme vous  voulez !.

Les deux fabricants de bras support écran que je conseille : Ergotron et Dataflex

Quel type d’écran pc pour quel type d’usage ?

Je conseille pour :

  • les Gamers chevronnés, exigeants, une dalle TN réactive en WQHD (2560 x 1440) en 120 Hz minimums, avec G-Sync ou Free-Sync. Le prix des écrans TN gamers sur Amazon
  • les graphistes, une dalle avec un revêtement mat, IPS 4k/UHD, Espaces colorimétriques complets sRVB /Adobe RVB avec une Look Up Table (LUT) intégrée qui permet un calibrage matériel plus précis et complet que le logiciel. Le prix des écrans IPS sur Amazon
  • Les cinéphiles, une dalle UV2A ou S-PVA 4K/UHD bien calibré d’usine
  • Les activités mixtes, jeux, bureautique, films…une dalle IPS, de la famille des VA ou UV2A.

La petite histoire…

Une TV des années 50 sur un petit meuble
Une TV des années 50 – source img Wikipédia

CRT ou tube cathodique

En 1897, Karl Ferdinand Braun invente le premier écran, le « tube de Braun », le célèbre tube cathodique ou son acronyme anglais CRT (Cathode Ray Tube). Ce tube de verre à vide munie a son extrémité d’un canon à électrons, le faisceau piloté par champ magnétique, balaye le côté opposé, recouvert d’une couche de phosphore qui permet l’émission de photons (de lumière). La commercialisation du premier écran CRT moderne, débutera en 1922 par la société Western Electric.

Le premier ordinateur équipé d’un écran CRT avec un clavier, « l’Apple 1 », sortie en 1976. Auparavant l’interaction avec les très gros ordinateurs se limitait a des indicateurs lumineux divers et variés.

L'ordinateur appelé PLATO V, disposant d'un écran plasma
L’ordinateur appelé PLATO V, disposant d’un écran plasma – source img Wikipédia

Plasma

C’est en 1964 que l’écran plasma monochrome fit son apparition, inventé par l’américain Donald L.Bitzer. Cet écran plasma a été utilisé pour la première fois dans un ordinateur nommé PLATO IV (Programmed Logic for Automatic Teaching Operations 4eme version) en 1972, conçu pour des cours assistés par ordinateurs (CAO ?…non c’est déjà utilisé ! 😉 ). En 1997 Pioneer commercialise le premier écran plasma couleur, mis au point par Fujitsu en 1992.

LCD

L’écran a cristaux liquides ou son acronyme anglais LCD en couleur, a été développe en 1984 par Thomson. C’est à partir de 1990 que le LCD commence à inonder le marché…mais en monochrome, il faut attendre les années 2000 pour la version couleur.

La technologie OLED fut inventée par Kodak en 1987. Le premier écran TV OLED, le XEL-1 de 11 pouces est présenté au CES 2008 par Sony. C’est à partir de 2012 que l’OLED se montre réellement présent sur le marché, avec des coûts de fabrication beaucoup moins importante.




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Jean-seb

Fondateur de Prix Web, autodidacte, curieux, passionné de nombreux domaines, j'ai acquis des connaissances solides dans des spécialités parfois hétérogènes. Je suis électricien industriel de formation, autodidacte en informatique. Ma spécialité en informatique c'est le développement web, SEO, la rédaction web, design web, également le montage, le paramétrage, le dépannage de PC et de NAS, le refroidissement extrême (watercooling, waterchiller). Je m’intéresse à de nombreux autres domaines cela va de l'anatomie, la physiologie et la nutrition humaine à la météorologie et la climatologie... . J'ai une passion pour le sport ou plutôt pour les sports nordiques. Je souhaite partager mon savoir et mon expérience sur les produits, activités et services du quotidien pour que vous puissiez mieux acheter et utiliser. Le site sera en perpétuelle évolution, bonne visite !.
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